— Questions fréquentes

Ce qu'on nous demande
le plus souvent.

Méthodes, délais, budget, données, livrables. Des réponses courtes et directes — et le détail juste en dessous quand il est utile.

Méthodes

Qu'est-ce qu'une étude qualitative ?

Une étude qualitative cherche à comprendre pourquoi les gens font ce qu'ils font, là où une étude quantitative mesure combien le font. Elle repose sur un petit nombre d'entretiens ou de groupes conduits en profondeur, dont on analyse le contenu — les mots employés, les hésitations, les contradictions — plutôt que des scores. On y recourt en amont d'une décision, quand la question n'est pas encore assez claire pour être posée en questionnaire.

Combien de participants faut-il pour une étude qualitative ?

Douze à dix-huit entretiens sur une cible homogène, ou deux groupes de six à huit personnes par segment à comparer. Le seuil qui compte est la saturation : le moment où les entretiens supplémentaires n'apportent plus d'information neuve. Il arrive plus tard dès qu'on croise plusieurs profils ou plusieurs marchés.

Faut-il choisir des focus groups ou des entretiens individuels ?

Le groupe révèle les normes d'un milieu, l'entretien révèle les écarts individuels. Prenez le groupe pour tester un concept, un packaging ou un discours ; prenez l'entretien pour un parcours d'achat, un prix, un sujet sensible ou une décision B2B. Nous détaillons l'arbitrage dans un article dédié.

Faites-vous des cliniques produit ?

Oui, c'est notre dispositif de signature et nous en animons depuis cinquante ans, principalement dans l'automobile. Le principe : des participants recrutés sur critères évaluent l'objet réel, en salle ou avec essai. Le protocole, le recrutement et le budget sont détaillés dans notre article qu'est-ce qu'une car clinic.

Peut-on faire une étude qualitative à distance ?

Oui, et c'est souvent le bon choix pour des professionnels difficiles à réunir ou pour une cible dispersée géographiquement. À éviter dès qu'il y a du matériel à manipuler, un objet à voir à l'échelle, ou un sujet où le non-verbal porte une part de l'information.

Délais et budget

Combien de temps prend une étude qualitative ?

Quatre à sept semaines pour un dispositif resserré, huit à douze pour une étude complète multi-cibles. La répartition type : une semaine de cadrage, une à trois semaines de recrutement, une à deux semaines de terrain, une à trois semaines d'analyse et de restitution. Le recrutement est le poste le plus long et le seul qui se raccourcisse vraiment, si vous fournissez votre fichier client.

Combien coûte une étude qualitative ?

Le prix dépend d'abord du recrutement — 200 à 300 € par participant sur critères —, puis de la modalité de terrain et surtout des livrables demandés. Un terrain seul avec transcripts et un rapport complet avec typologies et atelier n'ont pas le même prix, et il n'y a aucune raison qu'ils l'aient. Nous remettons un chiffrage sous 48 heures après un échange de cadrage. Les repères publics du marché sont détaillés dans notre article sur le sujet.

Peut-on obtenir des résultats en moins d'un mois ?

Oui, à trois conditions : une question unique et bien cadrée, un recrutement dans votre propre base client, et un terrain à distance. En dessous de quatre semaines, ce qu'on gagne se prend sur le recrutement ou sur le nombre de voix — c'est-à-dire sur la validité. Notre offre Étude d'aide à la décision est construite pour ce cas de figure.

Qu'est-ce qui fait le plus varier le budget ?

La difficulté de recrutement, de loin. Une cible grand public large et une cible professionnelle rare peuvent varier d'un facteur trois sur le seul poste de sourcing. Viennent ensuite la modalité — le présentiel ajoute déplacement, salle et intendance — puis le périmètre des livrables.

Terrain et recrutement

Qui recrute les participants ?

Nous, sur critères écrits et vérifiés un à un ; ou vous — si vous disposez d'une base client exploitable, nous prenons en charge la qualification et la prise de rendez-vous. Le recrutement en base client est plus rapide, moins cher et produit un profil plus juste, avec une réserve : il ne contient que des clients actifs, jamais les partants.

Comment évitez-vous les « professionnels du panel » ?

Par deux filtres au questionnaire de recrutement : une question sur la participation à des études récentes, et une question ouverte dont la réponse doit être rédigée. Ce sont les deux contrôles les plus rentables du métier. Nous vérifions ensuite chaque profil individuellement avant confirmation.

Les participants sont-ils indemnisés ?

Oui, systématiquement, y compris les personnes recrutées en sur-nombre que nous ne retenons pas le jour même. C'est une exigence déontologique et une condition de qualité : un participant non indemnisé se désiste, et un groupe à quatre ne se lit pas.

Qui anime les entretiens et les groupes ?

Des consultants seniors, jamais des vacataires ni un dispositif automatisé. Sur un groupe de deux heures, l'écart entre un animateur qui suit son guide et un animateur qui suit le groupe représente environ la moitié du matériau exploitable.

Travaillez-vous en dehors de la France ?

Oui. Nous conduisons régulièrement des terrains multi-pays en Europe, et nous avons l'habitude des dispositifs comparés entre deux marchés — le point délicat étant moins la logistique que l'équivalence des guides et des profils recrutés.

IA, données et déontologie

Utilisez-vous l'intelligence artificielle ?

Oui, sur les tâches mécaniques et vérifiables : transcription, structuration du corpus, premier balayage thématique. Jamais sur le cadrage, la conduite du terrain, l'arbitrage entre interprétations ni la rédaction de la recommandation. Nous remettons cette répartition par écrit en avant-vente, et elle est détaillée dans notre article sur le sujet.

Utilisez-vous des répondants synthétiques ?

Non, jamais comme substitut de terrain. Un modèle génère la réponse la plus probable ; une étude qualitative sert à trouver l'improbable. Nous les employons uniquement pour pré-tester un guide d'entretien avant d'engager du terrain réel. Cette position rejoint celle de la profession française, qui a publiquement écarté l'usage des entretiens synthétiques comme source de données.

À qui appartient le corpus d'une étude ?

À vous, intégralement et sans exception : transcripts complets et horodatés, remis même si vous ne prenez pas l'analyse. Sur l'hébergement, la sous-traitance et l'entraînement des modèles, la chaîne complète figure dans notre article sur l'IA et les études qualitatives.

Comment garantissez-vous qu'une conclusion n'est pas inventée ?

Chaque phrase de synthèse est remontable jusqu'au verbatim qui la fonde, horodaté et attribué à un participant identifié. C'est le principe de notre protocole : aucune synthèse intermédiaire qui ne soit traçable. Vous pouvez vérifier, et vos équipes aussi.

Respectez-vous un cadre déontologique ?

Oui : supervision humaine à chaque étape, transparence sur les outils employés, indemnisation des participants, consentement éclairé et anonymisation des corpus livrés. Ces engagements suivent le cadre professionnel français en vigueur pour les études.

Livrables

Que reçoit-on à la fin d'une étude ?

Au minimum, les transcripts intégraux horodatés — ils vous appartiennent, sans exception. Ensuite, à la carte : un corpus interrogeable, des top lines de cinq à huit pages, un rapport complet argumenté, des typologies réutilisables, et un atelier de décision animé avec vos équipes.

Peut-on n'acheter que le terrain ?

Oui, et c'est un cas fréquent pour les équipes qui ont leurs propres analystes. Nous faisons le cadrage, le recrutement et le terrain, nous livrons le corpus structuré, et vous travaillez dessus. Vous pouvez décider plus tard d'ajouter des top lines ou un atelier.

Qu'est-ce qu'un atelier de décision ?

Une demi-journée animée avec vos équipes, où l'on travaille sur les constats de l'étude jusqu'à un arbitrage écrit. C'est une réponse directe au problème le plus courant des études : un rapport lu par trois personnes et jamais transformé en décision.

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