Un porche trop bas élimine
plus de modèles
qu'un argumentaire.
Entre le moment où quelqu'un se dit qu'il va changer de voiture et celui où il signe, il se passe six à neuf mois. La concession n'intervient que sur les trois dernières semaines.

À quel moment la liste courte se ferme-t-elle ?
Le repérage, qui dure des mois et se fait entièrement hors de votre vue. Quand le client entre en concession, la liste courte est déjà écrite.
Le moment que tout le monde sous-estime : le passage sous le porche
Sur les utilitaires et les citadines, une contrainte physique décide plus souvent qu'un argument commercial : la hauteur d'un porche, la largeur d'une place de parking résidentielle, l'accès à un parking souterrain d'immeuble.
Personne ne la mentionne spontanément, parce qu'elle paraît trop banale pour être dite. Elle apparaît dès qu'on fait raconter une journée plutôt qu'évaluer un véhicule — et elle élimine des modèles entiers avant tout essai.
Ce qu'il faut aller observer, et comment
Clinique produit avec les concurrents réels présents, complétée d'entretiens à domicile devant le véhicule actuel. Le recrutement se fait sur véhicule possédé, vérifié — c'est le critère le plus coûteux à sourcer et celui qui rend les avis opérants.
Le détail des dispositifs et de leur calendrier : composez le vôtre en deux minutes.
Trois questions à poser à vos données existantes
Avant d'engager du terrain, ces trois questions disent ce que vous savez déjà et où commence l'angle mort. Si vous n'avez de réponse à aucune, vous savez où commence le terrain.
- Combien de vos acheteurs avaient déjà arrêté leur modèle avant le premier contact ?
- Que savez-vous de ceux qui ont configuré en ligne sans jamais venir ?
- Vos remontées après-vente signalent-elles des contraintes d'usage, ou seulement des défauts ?
Un CRM sait ce qui s'est passé. Il ne sait jamais ce qui a failli se passer autrement — et c'est précisément ce qui décide.
Questions fréquentes
Combien de temps dure un parcours d'achat automobile ?
Six à neuf mois entre le déclencheur et la signature, dont l'essentiel se passe hors de votre vue. Ce qui compte n'est pas la durée mais le moment où la liste courte se ferme : après, tout ce que vous direz arrive trop tard.
Peut-on étudier un véhicule qui n'existe pas encore ?
Oui, sur maquette à l'échelle ou en clinique statique avec des directions de design. Ce qu'on perd par rapport à un prototype roulant : le comportement routier perçu, le bruit et l'ergonomie en situation. Ce qu'on garde : l'arbitrage sur les proportions et la posture, qui se joue à l'arrêt.
Faut-il interroger les possesseurs de la marque ou ceux de la concurrence ?
Ceux de la concurrence, sur le modèle précis qu'ils possèdent. L'avis d'un client fidèle porte sur ce qu'il connaît déjà ; celui d'un conducteur d'un modèle rival porte sur ce qui l'a fait choisir autre chose — l'information que vous n'avez pas.
Le parcours est-il le même sur l'électrique ?
Non : la phase de repérage s'allonge, la question du coût total et de la valeur de revente arrive beaucoup plus tôt, et l'entourage pèse davantage. Interroger des conducteurs thermiques sur un véhicule électrique recueille des craintes fantasmées plutôt que des contraintes vécues.
